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 Revue de presse

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sylvain

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MessageSujet: Revue de presse   Lun 22 Jan - 1:50

Allez histoire de donner le ton !

Les enseignants vivent moins bien aujourd'hui qu'en 1981
LE MONDE | 20.01.07 | 13h19 • Mis à jour le 20.01.07 | 13h20

Sur les vingt-cinq dernières années, le pouvoir d'achat des enseignants s'est fortement réduit. Entre 1981 et 2004, les professeurs de collège et lycées et les universitaires ont perdu en moyenne 20 % de leur pouvoir d'achat (hors indemnités), tandis que les professeurs des écoles en perdaient 9 %. Tels sont les principaux résultats d'une étude publiée en janvier par trois économistes, Robert Gary-Bobo, professeur à l'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et à l'Ecole d'économie de Paris, Touria Jaaidane, professeur à l'université Lille-I, et Btissam Bouzidi, doctorante.


En reconstituant précisément l'historique des traitements entre 1960 et 2004, les auteurs montrent que le pouvoir d'achat des enseignants a augmenté jusqu'en 1981 et qu'il a lentement décliné depuis, avec la mise en place de politiques de rigueur salariale par les gouvernements de gauche comme de droite. "A partir de 1982-1983, les fonctionnaires qui jusque-là avaient joui de gains substantiels de pouvoir d'achat, rentrent dans une phase de régression lente, certaine et constante, qui n'a pas cessé aujourd'hui", expliquent les économistes en évoquant une diminution annuelle moyenne de 0,88 % du pouvoir d'achat des professeurs.

Sur cette période, les traitements des enseignants ont certes été revalorisés mais sans rattraper les hausses du coût de la vie et sans compenser l'augmentation des charges sociales (CSG, assurance-maladie, retraite, etc.). Les auteurs reconnaissent qu'une partie du pouvoir d'achat n'a pas été prise en compte dans l'étude, notamment les indemnités versées à certains enseignants (primes ZEP, prime d'orientation des élèves, etc.) : ils insistent néanmoins sur le fait que, dans l'éducation nationale, le montant de ces indemnités "joue un rôle mineur" dans les rémunérations.

Cette érosion ne touche pas toutes les catégories d'enseignants de la même façon. "Les instituteurs sont ceux qui s'en tirent le mieux, avec une baisse de traitement réel net (qui correspond au pouvoir d'achat) de 9 % seulement durant la même période", indique l'étude. La transformation du corps des instituteurs en professeurs des écoles, avec une revalorisation de leurs traitements, leur a apporté, à partir de 1990, une relative "bouffée d'oxygène".

Les enseignants du secondaire et du supérieur n'ont pas bénéficié, à l'époque, d'une revalorisation aussi forte et ont donc subi une érosion plus nette de leur pouvoir d'achat : - 20 % pour les certifiés en fin de carrière, - 20,6 % pour les agrégés, - 16 % pour les maîtres de conférences et - 20,6 % pour les professeurs.

Cette perte de pouvoir d'achat n'a pas empêché le budget de l'éducation nationale de progresser. La hausse des pensions, avec de nombreux départs en retraite, l'augmentation des charges sociales et, surtout, la croissance du nombre de fonctionnaires (+ 18,6 % sur la même période) ont contribué à accroître les dépenses de l'Etat.

"Les syndicats d'enseignants se sont montrés incapables d'enrayer le mouvement de baisse des salaires. Cette constatation apparaîtra comme un paradoxe à ceux qui pensent que les syndicats de la fonction publique s'adjugent une part du gâteau toujours plus grosse", souligne l'étude. Les économistes expliquent que les syndicats ont fait le choix de défendre l'emploi et de revendiquer l'amélioration des conditions de travail dans les classes.

Cette stratégie s'est notamment traduite par des décharges de service plus nombreuses et par la baisse régulière du nombre d'élèves par classe. L'obtention de ces acquis sociaux explique, aux yeux des économistes, que les enseignants aient pu supporter une telle régression salariale "sans finalement trop protester". Les effets mécaniques de l'avancement ont aussi pu leur masquer individuellement la perte de pouvoir d'achat subie.

"Les syndicats ont donc gagné plus de confort au travail pour les enseignants tandis que le gouvernement réalisait certaines économies. Mais, ce faisant, ils se sont faits les complices d'une dévalorisation progressive du métier d'enseignant", relèvent les économistes. Depuis le début des années 1990, la plupart des conflits sociaux, dans l'éducation nationale, se sont cristallisés autour de sujets liés aux retraites, à la décentralisation, à des réformes pédagogiques, aux moyens budgétaires, mais beaucoup moins aux salaires.

Dans leur étude, les auteurs formulent l'hypothèse que la féminisation du corps enseignant (50 % des professeurs du secondaire en 1981, 64 % en 2001) ait pu faire évoluer le type de revendications : "Le tournant de la rigueur est vraisemblablement concomitant d'un changement des préférences dans la négociation collective." Les enseignantes auraient ainsi privilégié les conditions de travail sur les salaires. Dans un contexte d'arrivée de "nouveaux publics", jugés plus difficiles, l'amélioration des conditions de travail aurait également été perçue comme une priorité.

Luc Bronner et Catherine Rollot
Article paru dans l'édition du 21.01.07. Offre Elections 2007 : Le Monde à -50%
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Hop-kins

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 26 Jan - 14:04

Funestes cocktails hormonaux en RDA


Katarina Bulling a subi treize opérations. Malgré tout, ses douleurs à l'épaule et dans les genoux sont telles qu'elle ne peut plus dormir sans morphine. L'ancienne avant-centre du club est-allemand de volley-ball Dynamo Berlin est l'une des victimes les plus gravement atteintes du dopage systématique tel que le pratiquait la République démocratique allemande (RDA).

Katarina Bulling a 47 ans. Détruite physiquement et psychologiquement, l'ancienne athlète vit aujourd'hui grâce à l'aide sociale. Peu avant Noël, elle a appris, comme d'autres victimes, qu'elle serait prochainement indemnisée par le comité olympique allemand (DOSB) et Jenapharm, l'entreprise qui a alimenté les entraîneurs est-allemands en cocktails hormonaux entre 1970 et 1989. Quelque 180 athlètes toucheront au total 18 500 euros. Une faible consolation pour Katarina Bulling, car en tant que bénéficiaire de l'aide sociale, elle ne pourra conserver que 2 000 euros ; le reste sera «compensé» par une réduction de son allocation sociale.

Système d'Etat
Les deux accords à l'amiable mettent en tout cas fin à cinq années de querelles juridiques. Un collectif de treize sportifs de haut niveau dopés à leur insu réclamait depuis mai 2001 le versement d'une retraite spécifique pour les victimes du dopage d'Etat. «C'est le mot de la fin, les procédures judiciaires appartiennent au passé», s'est réjoui Michael Lechner, l'un des avocats des victimes, le 13 décembre dernier. Ce jour-là, le DOSB annonçait sa décision de verser 9 250 euros à 180 victimes anonymes. Une part de la somme versée émane des quelque 5 millions de marks que le comité olympique ouest-allemand a retrouvés dans les caisses du comité est-allemand après la chute du mur. Le reste provient des excédents dégagés par la Coupe du monde de football 2006.
Jenapharm cède à son tour face aux pressions et annonce une semaine plus tard vouloir verser 1,7 million d'euros à 184 victimes. Tout en continuant à se proclamer innocent. «Jenapharm n'est pas responsable du programme de dopage est-allemand», assure la direction. Même si ce programme n'aurait pu avoir lieu sans les produits fournis.
Le système de dopage mis en place par le régime communiste aurait touché environ 10 000 sportifs. Près d'un millier, en majorité des femmes, sont gravement atteints, selon les experts antidopage. La prise de cocktails hormonaux chez des sportifs souvent mineurs a provoqué troubles psychiques et psychologiques, problèmes de stérilité, dérèglements hormonaux... Sans compter les effets sur les enfants des sportifs, dont certains sont nés handicapés, comme la fille presque aveugle de l'ex-championne de natation Jutta Gottschalk.

Cancers, fausses couches
Une nouvelle étude de l'université Humboldt de Berlin dresse un effrayant état des lieux. «C'est bien pire que ce qu'on pensait», assure Giselher Spitzer, le responsable de cette étude. Il a recueilli les témoignages anonymes de 52 anciens sportifs (24 femmes et 28 hommes) âgés de 30 à 50 ans. Deux tiers d'entre eux souffrent de problèmes psychologiques, un quart, de cancers divers, un quart, de lésions du foie, près de 52 % sont atteints de troubles alimentaires, tels que la boulimie. Un tiers des hommes souffrent de dérèglements hormonaux. 10 % ont développé une poitrine féminine. La moitié des femmes ont eu des problèmes gynécologiques. Le taux de fausse couche est trente-deux fois supérieur à la normale chez les athlètes interrogées. Celui d'enfants mort-nés ou handicapés, dix fois supérieur. Beaucoup ont un problème d'alcoolisme. Et les résultats auraient été encore pire si on avait pu interroger les seize sportifs tellement malades qu'ils n'ont pu participer à l'enquête.
Le dopage systématique des athlètes devait servir les intérêts du régime communiste, dans sa compétition face à la république fédérale d'Allemagne (RFA). Les «diplomates en survêtement» de la RDA ont remporté 114 médailles d'or aux Jeux olympiques de 1976, 1980 et 1988. A Séoul, la nageuse Kristin Otto avait remporté six titres à elle seule. «Aucun des sportifs qu'on a interrogés n'a recouru volontairement au dopage. On leur a systématiquement menti, assure Giselher Spitzer, en leur présentant les pilules qu'on leur faisait avaler comme étant des vitamines ou des sels minéraux .»

Entraînement et piqûres
Katarina Bulling n'a découvert la vérité, et l'origine de ses insupportables douleurs, qu'en 2002, à la lecture du dossier que la Stasi, la police secrète est-allemande, tenait sur elle. Entraîneurs et médecins étaient conscients, déjà en 1979, de la nécessité de l'opérer de toute urgence à la suite de blessures à l'épaule et aux genoux. La décision d'immobiliser le pilier de l'équipe a été délibérément sans cesse repoussée. L'équipe féminine de volley devait gagner une médaille aux Jeux olympiques de 1980 à Moscou. Ce n'était pas possible sans Katarina Bulling. «La douleur, pour moi, ça voulait dire alterner l'entraînement et des séances de piqûres», se souvient-elle aujourd'hui avec amertume. A raison de cinquante heures de sport par semaine. La pression psychologique était considérable. «Si tu ne suis pas, tu nuis à l'équipe», lui répétait son entraîneur. A la chute du mur, Katarina Bulling n'a que lentement appris à ne plus se voir comme «celle qui laisse tomber l'équipe», mais comme une victime du système. A l'issue d'une longue thérapie entamée pour sortir de l'alcool.

source:http://www.liberation.fr/actualite/sports/230718.FR.php
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sylvain

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Dim 28 Jan - 14:32

Entre Ségo et Sarko..., je choisis Bayrou
LE MONDE | 27.01.07 | 14h26 • Mis à jour le 27.01.07 | 14h26

Ce sont souvent des bobos, vivant avec des revenus confortables mais tenant un discours généreux sur la justice sociale. Il y a quelques années, voter UDF les aurait fait rire. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy leur fait peur, Ségolène Royal les désoriente et, au fond, ils ne se voient plus choisir entre la droite et la gauche.


"IL A LE CHARISME D'UNE TABLE BASSE, MAIS..."


Vrej Minassian, 41 ans, consultant dans le secteur multimédia

"J'ai toujours voté socialiste depuis mes 18 ans, même lorsque tout le monde déchantait sur Mitterrand. Mais, franchement, je ne supporte pas la faiblesse du face-à-face Sarkozy-Royal et ce marketing politique constant. Royal est à pleurer. Sa diction est nulle, elle est pleine de bons sentiments, dit qu'elle réserve sa réponse sur l'entrée de la Turquie en Europe et reste haut fonctionnaire. J'aurais pu voter pour Strauss-Kahn ou même pour Jospin, bien que j'aie trouvé lâche son retrait, le 21 avril 2002. Je ne voterai jamais Sarkozy.

Bayrou est donc un choix par défaut. Evidemment, il a le charisme d'une table basse, mais c'est un européen convaincu. J'ai vu le député UDF Christophe Lagarde à la télé, et je l'ai trouvé formidable. Totalement en phase avec la réalité. Lorsque je dis à mes copains que je vais voter Bayrou, ils sont effondrés, mais même les plus socialistes d'entre eux sont désabusés."


"LE SEUL QUI SOULIGNE L'ÉNORME PROBLÈME DE LA DETTE"


Yoann Bermond, 21 ans, étudiant en école de commerce

"Dans mon école, 95 % des étudiants votent Sarkozy, les socialistes se comptent sur les doigts de la main et personne ne choisit Bayrou. Moi, je regarde Sarkozy : il propose 68 milliards de baisses d'impôts, sans expliquer comment on les finance. Royal, elle, ne dit que des bêtises dès qu'elle parle de politique étrangère.

Je suis choqué de l'entendre taper sur les entreprises françaises lorsqu'elle est en Chine, comme je suis choqué d'entendre Sarkozy dire, aux Etats-Unis, qu'il n'est pas fier d'être français. Bayrou est venu, il y a quelques mois, à un débat organisé par les étudiants. J'ai apprécié son humanisme. Il est le seul qui souligne l'énorme problème de la dette en France, et, au moins, il ne met pas sur le dos de l'Europe toutes les difficultés."


"BAYROU, POUR MOI, C'EST UN PALIER"


Juliette Novak, 42 ans, conceptrice dans la publicité

"En 2002, j'ai voté Jospin au premier tour, blanc au second ; lors du référendum sur l'Europe, j'ai voté oui, et je me sens devenir très minoritaire dans ma génération, où tous ceux que je connais s'éparpillent sur l'extrême gauche, votent non et sont finalement les vrais déçus du socialisme.

Pour l'instant, le discours de Ségolène Royal m'effraie, je ne comprends pas sa démarche. Elle dit : "J'écoute, j'écoute", puis : "Je déciderai seule." Elle veut passer au-dessus du PS, mais elle s'en sert. Et puis, lorsque je constate la pauvreté du programme socialiste, je me dis que la France n'a pas les moyens d'avoir encore ces gens-là aux affaires économiques.

François Bayrou n'a pas de charisme, mais je trouve les députés UDF en province très bien. J'en ai ras le bol, aussi, de cette pseudo guerre civile entre la droite et la gauche. En fait, je pense qu'au second tour, je pourrais voter Sarkozy s'il est face à Royal. Il ne me fait pas peur, son discours est convaincant et je suis persuadée qu'il est républicain. Bayrou, pour moi, c'est un palier : je reconnais que j'ai basculé."


"SARKOZY A MIS DE L'HUILE SUR LE FEU DANS LES BANLIEUES"


Simon Subtil, 46 ans, responsable marketing dans une PME de 400 personnes

"Ségolène Royal ne m'aurait pas déplu. Elle paraît réaliste sur la révision nécessaire des trente-cinq heures, dont je vois bien qu'elles sont une catastrophe. Mais je crains la démagogie du Parti socialiste, qui ne cesse de taper dans les finances publiques.

Nicolas Sarkozy a un discours intéressant, mais sa façon de draguer l'extrême droite m'a fait fuir en courant. Et je considère qu'il a mis de l'huile sur le feu dans les banlieues.

Surtout, ces deux-là ignorent totalement ce qui est à mes yeux un problème majeur : l'endettement de la France. Bayrou est le seul à en parler. Je trouve son discours plus réaliste et plus à la hauteur des enjeux. A dire vrai, je me sens assez proche de Christian Blanc (l'ancien PDG d'Air France, proche de Michel Rocard, s'est fait élire député apparenté UDF et vient de rejoindre l'UMP) et je regrette qu'il ait rallié Nicolas Sarkozy."


"ON POURRAIT ESSAYER AU MOINS UNE FOIS LE CENTRE"


Eric Trastour, 38 ans, patron d'une agence de publicité

"Je vote souvent pour le troisième homme, c'est-à-dire pour le loser ! J'ai voté Barre en 1988, Chevènement en 2002, vous voyez un peu... Il y a deux ou trois ans, mon père est revenu enthousiaste d'un meeting de Bayrou et je me moquais de lui. Des copains me disaient : "C'est un démago." Mais j'ai du mal avec les deux autres. Je suis sensible à la beauté de Ségolène, mais heurté par son langage techno. Sarkozy a trop d'ambition personnelle. Et j'en ai assez de ce clivage droite-gauche. Alors, je me dis qu'après tout on pourrait essayer au moins une fois le centre."


"IL Y A QUELQUE CHOSE DE DÉMODÉ DANS LE DISCOURS DE GAUCHE"


Christiane Collange, 76 ans, journaliste, écrivain

"J'ai toujours voté socialiste, j'ai même fait parti du comité de soutien à Lionel Jospin. Mais je suis aujourd'hui préoccupée, car je ne suis pas certaine que la candidate de gauche soit faite pour être présidente. Et puis, il y a quelque chose de démodé dans le discours de gauche. Je ne suis pourtant pas disposée à voter Sarkozy.Il me reste donc Bayrou... En même temps, je suis terrifiée à l'idée que la gauche éparpille ses voix et envoie une nouvelle fois Le Pen au second tour. Imaginez mon dilemme !"
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sylvain

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Dim 28 Jan - 14:34

Hôpital : laïcité et intégrisme s'affrontent
LE MONDE | 27.01.07 | 12h54 • Mis à jour le 27.01.07 | 13h45


L'invention a fait la "une" des médias de Grande-Bretagne le soir même de sa révélation. Une burqa chirurgicale pour patientes pratiquantes. Bleu vif. Pleine de plis et replis. Et couvrant intégralement le corps, de la tête aux pieds, avec une simple petite fente au niveau des yeux. Un vrai rêve de taliban. La blouse, bizarrement appelée "interconfessionnelle", a immédiatement soulevé maints débats outre-Manche. Certains, dont le journal Islamic Times, ont réagi avec enthousiasme : "Ingénieux ! Le plus sûr moyen de ramener à l'hôpital des femmes musulmanes effarouchées par les usages et la nudité imposés dans les établissement de santé occidentaux." D'autres, députés, médecins et éditorialistes, ont dénoncé avec affliction "la compromission occidentale" et ce nouveau gage au "politiquement correct".
A Rotterdam, c'est le projet de création d'un hôpital islamique - le premier en Europe - qui suscite la polémique. Nourriture halal, tours de garde d'imams, départements séparés pour hommes et femmes avec personnel médical du même sexe : toutes les recommandations de l'islam seraient strictement respectées, et l'homme d'affaires néerlandais qui a lancé le projet estime que la niche commerciale est considérable dans un pays comportant 1,7 million d'immigrés non occidentaux et 450 mosquées. Un signe d'ouverture très fort envers la communauté musulmane, se réjouissent certains. "Le choix de l'apartheid", commentent les autres.

Et c'est, semble-t-il, ainsi que réagissent beaucoup de médecins français à l'évocation d'un tel projet. "Une absurdité !, s'offusque le professeur Israël Nisand, chef du service de gynécologie-obstétrique du CHU de Strasbourg. Cela revient à ghettoïser une communauté pour mieux l'abandonner ! Je trouve cela incompatible avec l'idéal républicain. Même s'il arrive à certains collègues médecins de rêver d'être un jour débarrassés des problèmes posés par les patients musulmans."

Des problèmes en nombre croissant. Religieux. Culturels. Ethiques. Et souvent traumatisants parce que devant être résolus dans l'urgence. Le serment d'Hippocrate en bandoulière. Mais avec un devoir de respect et une obligation de diplomatie devant ce que le patient présente comme "la loi de Dieu". Le malaise est patent dans de nombreux établissements hospitaliers français. Doublé d'un sentiment d'insatisfaction morale et intellectuelle dans le corps médical.

Il y a d'abord cette violence observée dans certains services de gynécologie obstétrique en région parisienne et dans plusieurs grandes villes. Des maris fondamentalistes refusent que leurs femmes soient examinées, soignées, accouchées par un homme. Ils l'exigent avec vigueur, quitte à mettre en danger leurs épouses et à s'en prendre physiquement au praticien en fonction.

Un incident violent s'est produit en septembre à la maternité de l'hôpital Robert-Debré, à Paris, où le professeur Jean-François Oury, appelé en urgence auprès d'une femme maghrébine sortant d'un accouchement difficile, s'est vu giflé par le mari au motif que l'islam interdisait à un autre homme de toucher sa femme. Condamné à six mois de prison ferme le 24 janvier au tribunal correctionnel de Paris, l'intéressé, un jeune père de 23 ans nommé Fouad Ben Moussa, expliqua qu'il était "stressé" et qu'il s'agissait plus, à ses yeux, "d'une question de pudeur que de religion". L'avocat du gynécologue frappé, Me Georges Holleaux, abonda dans ce sens : "La religion n'est qu'un mauvais prétexte à un comportement violent", expliqua-t-il, ajoutant que, à ses yeux, "tout amalgame serait extrêmement dangereux".

Il reste que le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), qui regroupe la majorité des gynécologues français, a noté, depuis trois ou quatre ans, une multiplication d'incidents de nature à perturber l'organisation des maternités. A Lyon, un chef de clinique du service du professeur Raudrant a été un jour menacé par un homme d'origine africaine armé d'un couteau, furieux qu'il ait examiné son épouse.

Près de Grenoble, un mari présent en salle de travail s'est opposé au docteur André Benbassa, directeur médical de la maternité Belledonne, venu aider à l'accouchement de sa femme, qui nécessitait des forceps. A Roubaix, un mari a refusé que sa femme, dont le frottis révélait une anomalie, subisse une colposcopie (examen du col utérin), parce que le seul spécialiste, le docteur Yves Verhaegue, était un homme. D'autres problèmes ont été signalés à Tours, Nice, Montreuil, Créteil, Bondy, Mulhouse, Versailles.

A Strasbourg, le professeur Israël Nisand se dit inquiet de l'augmentation de la "violence verbale" et des cas "d'incivilité, voire de délinquance prenant le prétexte de la religion". L'agression dont a été victime une assistante sociale de son service a ébranlé le personnel (Le Monde du 28 février 2006) et incité la direction de l'hôpital à installer des caméras. Deux Maghrébins avaient surgi dans le bureau de l'employée, la giflant, lui tapant la tête contre une table en criant : "Ça vous apprendra à vous occuper de nos femmes !", et la laissant dans le coma, après lui avoir arraché son tee-shirt et écrit "Mohamed" sur son ventre.

Un mari turc à qui la secrétaire du professeur expliquait qu'on ne pouvait garantir que sa femme serait examinée par un médecin femme l'a menacée : "On vous aura !" Un autre, dont la femme avait un oeil au beurre noir et des traces de brûlures de cigarette sur les bras, s'est emporté contre le praticien : "Je préfère que ma femme meure plutôt qu'un homme la voie !"

Récemment, raconte encore le professeur Nisand, "j'ai été appelé d'urgence pour délivrer un certificat de virginité à une gamine de 11 ans ! Je me suis récrié ! Mais que de menaces et de coups de pied dans les portes !" L'accumulation de ces incidents a incité le CNGOF, en octobre 2006, à publier un communiqué alarmiste et à proclamer son souci de "défendre les femmes contre l'intégrisme musulman".

"Les gynécologues-obstétriciens hommes devront-ils désormais être protégés par la police pour exercer leur métier ? (...) C'est inadmissible dans un pays laïque comme le nôtre, où l'hôpital, s'il permet la liberté de culte, n'a pas à plier son organisation aux pratiques religieuses quelles qu'elles soient. (...) Nous le disons fermement, nous continuerons à avoir des services où les médecins hommes ou femmes apporteront les soins aux patients quel que soit leur sexe. Nous défendrons la liberté des femmes à se déterminer sur la contraception, l'avortement, la stérilisation, sans l'avis de leur mari. (...) Il y a trente ans, les femmes musulmanes venaient dans nos hôpitaux sans l'appréhension d'être prises en charge par des médecins généralement hommes, et il n'y avait pas ces violences. Pourquoi cette régression ?"

Pour entraver le phénomène, Dominique de Villepin a demandé en avril 2006 au Haut Conseil à l'intégration un rapport et un projet de "charte de la laïcité dans les services publics" qui devait lui être remis incessemment. Nicolas Sarkozy avait demandé la même chose à André Rossinot, coprésident du Parti radical valoisien avec Jean-Louis Borloo. Ce rapport a été remis au président de l'UMP le 20 septembre 2006, et recommandait, lui aussi, la rédaction d'une "charte". Consulté, le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a exprimé son refus d'une "talibanisation de l'islam de France".



Pour Jacques Lansac, le président du CNGOF, "le problème s'était déjà posé avec l'avortement. Par trois fois dans le passé, j'ai porté plainte contre les intégristes catholiques qui venaient s'enchaîner et prier dans les blocs opératoires pour entraver les IVG. La loi m'y aidait, qui prévoyait des sanctions. Mais là, comment faire ? On se bat contre des traditions qui aboutissent à l'humiliation et à la chosification de la femme".

Quant au rôle de la femme elle-même dans ces situations, il est formel : "Ce n'est pas elle qui provoque les incidents. Elle est accommodante et ne souhaite qu'une chose : que l'arrivée du bébé se passe bien. Mais elle n'a pas voix au chapitre ! C'est l'homme qui refuse la césarienne... au point qu'il nous faut parfois appeler en urgence, dans la nuit, le procureur de la République ! C'est l'homme qui refuse la péridurale au motif que la douleur est normale ! C'est encore l'homme qui refuse une ligature des trompes demandée par une femme épuisée par de multiples grossesses et à laquelle il refuse d'autres méthodes de contraception !"

Daniel Raudrant, lui, a fait apposer une affichette à la maternité de l'hôtel-Dieu de Lyon, qui accueille fréquemment des immigrés tchétchènes : "Madame, nous vous rappelons que le personnel soignant du service est mixte. (...) En cas de refus d'accepter les règles du service et d'être prise en charge éventuellement par un homme, nous ne pourrons vous dispenser les soins dont vous avez besoin." Parfois, des maris furieux, accompagnés d'une femme voilée, arrachent l'affiche. Certains repartent après l'avoir lue. D'autres se rebellent.

Mais le professeur se montre intraitable : "Fini, les palabres à 3 heures du matin, les scandales parce qu'on ose demander à un homme de ne pas bloquer un couloir pendant sa prière ou la menace de coups contre une sage-femme qui a pris la défense d'une patiente violentée par son mari. Ce n'est pas au personnel hospitalier de gérer cela. Désormais, je n'hésite plus : j'appelle la police. Une ligne spéciale nous relie au commissariat. Le personnel est plus serein."

Le docteur Georges-Fabrice Blum, à Mulhouse, pense aussi qu'il s'agit d'une question de rapport de forces. "Quand, en salle d'accouchement, un homme me dit : "Touche pas à ma femme", je lui réponds : "Ta gueule ! Ici, c'est moi le chef ! Je respecterai ta femme, je ne la regarderai pas dans les yeux, et je ferai naître ton bébé dans la sécurité. Mais pas de négociation !"" Voilà. Ensuite, je laisse le papa faire la prière dans l'oreille de l'enfant après la section du cordon."

Les césariennes exigent de longues discussions. "Le charisme et l'autorité du chef de service sont alors fondamentaux", dit le docteur Blum. Mais il faut expliquer les risques de mortalité pour la mère et l'enfant, certifier que cela n'entravera pas les naissances ultérieures, rassurer la femme africaine et parfois appeler un imam, un marabout ou des grands-parents. On apprend sur le tas. "Quand j'ai commencé, il y a dix-sept ans, se souvient Laurence Jalbert, sage-femme à Montreuil (Seine-Saint-Denis), nous avions un manque total d'informations sur les coutumes et religions des immigrés. Aujourd'hui, il y a certes un grand retour à la tradition, mais beaucoup moins d'incompréhensions culturelles."

A la maternité de l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, où se côtoient une quarantaine de nationalités, le professeur Jacques Milliez mise davantage sur l'accueil et la tolérance que sur le rapport de forces. "Il ne saurait être question, pour moi, de blesser quiconque au nom d'une uniformisation laïque. Tout a été mis en oeuvre pour éviter le moindre conflit lié à un particularisme religieux. Souci de la pudeur, de l'alimentation (casher, halal), observance du shabbat et du ramadan... Bien sûr dans la limite du bon fonctionnement du service."

Pas d'exception à la règle de la mixité des gardes, pas d'accouchement en burqa - "la vue du visage est fondamentale pour vérifier l'identité d'une personne, surveiller son teint et l'expression du regard" -, une seule personne en salle de travail... La cohabitation des cultures, dit-il, peut se faire aisément. Les problèmes liés à la religion sont ailleurs. Dans le choix d'interrompre ou non médicalement une grossesse à risque par exemple : "Faut-il s'engager dans un processus complexe de diagnostic prénatal, notamment l'examen permettant de déceler la trisomie 21, lorsqu'on sait qu'un couple, en raison de convictions religieuses profondes, ne s'engagera jamais dans la voie d'un avortement ? Voilà les vrais dilemmes."


Le professeur Milliez en est parfaitement conscient : "Il y a une pression très forte pour que les enfants trop prématurés ou mal formés ne viennent pas au monde. Mais que veulent les parents ? Il est fondamental de les écouter et de respecter leur choix."

Là sont sans doute les vraies questions. Philosophiques et éthiques. A partir de quand, la vie ? A quel prix, la vie ? A tout prix, la vie ? Les nouvelles techniques d'assistance médicale à la procréation ou la sélection du sexe de l'enfant à naître questionnent à la fois l'éthique laïque ou religieuse des médecins et patients, et ouvrent un champ de réflexion immense pour toute la société. Le colloque "Ethique, religion, droit et procréation", organisé chaque année, attire une foule de médecins.

Pour le reste, pense Isabelle Lévy, auteur de La Religion à l'hôpital (Presses de la renaissance), une bonne information sur les moeurs et croyances des patients ainsi que le rappel inflexible des principes de la laïcité et du droit français, qui sanctionne "la non-assistance à personne en danger", devrait assurer une cohabitation sereine au sein de l'hôpital. "Les trois religions monothéistes sont beaucoup plus pragmatiques que ne le pensent certains croyants tentés de faire du zèle. Elles donnent toujours priorité à la vie et admettent la transgression des interdits au cas où elle est en danger. Aux soignants de se montrer à la fois respectueux et stricts."

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Annick Cojean
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sylvain

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Lun 29 Jan - 1:27

Une chinoise envoie des SMS au voleur de son sac et récupère ses effets
LIBERATION.FR : lundi 22 janvier 2007

Professeur dans la province de Shandong, dans l’est du pays, Pan Aiying rentrait chez elle à vélo vendredi quand son sac lui a été arraché par un motocycliste. Après avoir d’abord pensé prévenir la police, elle se ravise et essaye de persuader son agresseur de lui rendre son bien. Elle lui a donc envoyé des SMS via le téléphone d’un collègue: «Je m’appelle Pan Aiying, je suis professeur à l’Ecole Wutou. Vous devez traverser une période difficile. Si c’est le cas, je ne vous en veux pas» a-t-elle écrit dans son premier message resté sans réponse.
Elle a ensuite poursuivi son envoi de SMS: «Gardez les 4.900 yuans, si vous en avez vraiment besoin, mais, s’il vous plaît, rendez-moi les autres choses. Vous êtes jeune. L’erreur est humaine. Corriger vos erreurs est plus important que tout».

Elle avait perdu tout espoir, ses 21 messages étant restés sans réponse, mais dimanche matin, elle a découvert son sac dans la cour, avec tous ses effets. Son téléphone portable et 4.900 yuans (486 euros). Une lettre était même glissée dans le sac, le voleur ayant écrit ceci: «Chère Pan, je suis désolé. J’ai commis une faute. Excusez-moi».
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sylvain

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Lun 29 Jan - 18:09

Un projet de charte de la laïcité présenté à Dominique de Villepin
LE MONDE | 29.01.07 | 14h05 • Mis à jour le 29.01.07 | 14h12
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Le Haut conseil à l'intégration (HCI) devait présenter, lundi 29 janvier, à Dominique de Villepin, un projet de charte de la laïcité dans les services publics. Un texte qui a vocation, aux yeux du HCI, à être affiché dans tous les services publics : les hôpitaux, les prisons, les armées mais aussi les services publics d'accueil plus ponctuels comme les caisses d'allocations familiales (CAF) ou les caisses primaires d'assurance maladie (CPAM).


"Le principe de laïcité ne se limite pas au seul champ de l'école", relève le HCI dans l'avis remis à cette occasion au premier ministre. D'autres services publics, l'hôpital notamment, sont ici et là affectés par des entorses à la laïcité. En 2003, la Commission Stasi s'en était déjà fait l'écho. Si ces phénomènes restent encore résiduels" souligne le HCI, il apparaît cependant "hautement souhaitable, sans attendre la multiplication de débordements, de veiller à rappeler la règle républicaine aux agents et aux usagers".

Après un rappel, en préambule, des grands principes constitutionnels de liberté de conscience et de laïcité puisés dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la Constitution de 1958, ainsi que la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le projet de charte s'attache à définir les droits et les devoirs des agents du service public et des usagers.

Le texte rappelle ainsi clairement aux agents que si "la liberté de conscience (leur) est garantie", notamment à travers la possibilité de se voir attribuer des autorisations d'absence à l'occasion des grandes fêtes propres à leur confession, "le principe constitutionnel de laïcité impose (à tous) un devoir de stricte neutralité, le traitement égal de tous les individus et le respect de la liberté de conscience".

"Le fait pour un agent public de manifester ses convictions religieuses dans l'exercice de ses fonctions constitue un manquement à ses obligations", est-il en outre souligné.

A l'égard des usagers, dans un même souci d'équilibre entre droits et devoirs, le texte s'attache à rappeler que "tous les usagers ont un égal droit d'accès aux services publics" et "ont le droit d'exprimer leurs convictions religieuses, dans les limites du respect de la neutralité du service public et du bon fonctionnement de celui-ci". Aussi, au sein des services où ils sont accueillis à temps complet, comme les hôpitaux et les prisons, ils "doivent voir leurs croyances respectées et être mis en mesure de participer à l'exercice de leur culte, en particulier à l'occasion de la naissance, des fêtes religieuses et du décès".

Ce faisant, "les usagers des services publics doivent s'abstenir de toute forme de prosélytisme". Lorsque "la vérification de l'identité est nécessaire, ils doivent se conformer aux obligations qui en découlent". Et ils "ne peuvent, à raison de leurs convictions, récuser un agent public ou d'autres usagers, ni exiger une adaptation du fonctionnement du service public", insiste le projet de charte.

Pour le docteur Philippe Hoang, chef du service des Urgences de l'hôpital Avicenne de Bobigny, ce rappel des principes laïques pourrait se révéler "très utile", en particulier pour le personnel soignant. Comme son homologue au service de médecine interne, le docteur Robin Dhote, celui-ci voit de plus en plus d'étudiantes en médecine porter le voile. Or, face à ce phénomène, le corps médical est très mal à l'aise, reconnaissent ces deux médecins.

"Bon an mal an, on le gère. Tant qu'elles acceptent, lorsqu'elles prennent leur service, de remonter leur voile en le portant comme un bandana leur couvrant juste les cheveux, et que cela n'a pas d'incidence dans la prise en charge des patients, on évite d'entrer en conflit", explique M. Hoang, estimant que l'existence d'une charte permettrait à cette égard "de clarifier et de faciliter les choses".

A l'égard des patients, l'équipe de M. Hoang se montre plus dubitative. "C'est la discussion avant tout qui permet de résoudre les rares problèmes que l'on rencontre", insiste le docteur Mathias Wargon. Ici, où se côtoient quelque 80 nationalités, s'il arrive d'avoir à faire face à l'intrusion de particularismes religieux, l'équipe mise davantage sur l'accueil et le dialogue que sur le rapport de force pour désamorcer tout risque de débordements.

Laetitia Van Eeckhout
Article paru dans l'édition du 30.01.07. Elections
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sylvain

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Lun 29 Jan - 18:15

Là je suis sur le cul ! affraid

Pourquoi je choisis Nicolas Sarkozy, par André Glucksmann
LE MONDE | 29.01.07 | 13h21 • Mis à jour le 29.01.07 | 13h24
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La surprise de la présidentielle a eu lieu. Avant d'aller voter, les Français vivent une mutation mentale. Les sondages varient, le score reste imprévisible, mais partout perce le rejet d'une France figée en musée-hôpital et livrée aux infections nosocomiales : égoïsmes, discrimination, fureurs, dépression.


Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont peu de chose en commun, sinon l'âge, mais furent tous deux plébiscités par une base réfractaire aux encadrements traditionnels et aux doctrines surannées. On ne vote plus socialiste ou gaulliste, on veut élire un sursaut. A Paris, les SDF gèlent en hiver depuis un quart de siècle. Soudain ils apparaissent, les tentes crèvent les yeux, l'opinion s'en mêle et le gouvernement s'y met. Pourquoi pas avant ? Comme en février 1954, les Français sentent qu'il n'est plus temps de donner du temps au temps. "Il a suffi qu'un homme agisse en dehors des chemins officiels pour que les Français marchent, mais il a fallu aussi le froid. Sans le froid, pas d'abbé Pierre !... Quand la France aura froid, je pourrai agir, moi aussi." (De Gaulle). Une France lucide a de nouveau "froid", moment gaullien où il convient d'oser penser, fût-ce contre ses propres certitudes, puis d'oser entreprendre.

La bataille des idées est un fait accompli... A droite étrangement. Le débat Sarkozy-Villepin, plus qu'une querelle d'ego, illustre l'affrontement de deux visions de la France et du monde. Mouvement contre conservatisme. Sarkozy rompt clairement avec cette droite habituée à cacher son vide derrière de grands concepts pontifiants. Exemple : en prônant la discrimination positive, qui contrevient à l'égalité virtuelle pour éradiquer les réelles inégalités dues à la couleur de la peau, au domicile et au nom de famille. Ou encore : en théorisant l'aide publique à la construction de mosquées pour éviter aux fidèles de la deuxième religion de France de prier dans des caves ou des locaux offerts par de riches intégristes. Quitte à froisser une conception figée de la laïcité, rappelons qu'en 1905 la France aux dizaines de milliers de clochers ignorait les minarets. La demande a changé, l'offre est restée la même. La société évolue, les principes doivent évoluer avec elle.

La rupture à droite embrasse la politique internationale non moins que l'intérieure. Curieux avatar du "gaullisme", le fétichisme conservateur cultive le primat des Etats, quoi qu'ils fassent. Cette Realpolitik sacrifie notre histoire et notre rayonnement aux intérêts à courte vue de ventes d'armes et de contrats pétroliers. A la chute du mur de Berlin, nos dirigeants firent la moue, puis soutinrent leurs alliés génocidaires du Rwanda et décorèrent Vladimir Poutine de la grand-croix de la Légion d'honneur. Curieuse évolution qui fit de la patrie des droits de l'homme l'apôtre des ordres établis.

Une France généreuse pourtant n'oubliait pas les opprimés : boat people vietnamiens fuyant le communisme, syndicalistes embastillés de Solidarnosc, "folles de Mai" sous le fascisme argentin, Algériennes en butte au terrorisme, torturés chiliens, dissidents russes, Bosniaques, Kosovars, Tchétchènes... Dans nul autre pays, on ne parla autant de ces monstruosités et de ces résistances. La possibilité de s'ouvrir fraternellement au monde est inscrite dans notre patrimoine culturel, voyez Montaigne, voyez Hugo, voyez les French doctors et leurs émules. Aucune fatalité ne condamne nos compatriotes à bouder tous azimuts, à vitupérer le "plombier polonais", à se couper du monde.

Nicolas Sarkozy est le seul candidat aujourd'hui à s'être engagé dans le sillage de cette France du coeur. Il dénonce le martyre des infirmières bulgares condamnées à mort en Libye, les massacres au Darfour et l'assassinat des journalistes, puis énonce une règle de gouvernance fort éloignée de celle de Jacques Chirac. "Je ne crois pas à ce qu'on appelle la Realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat. Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, parce que 250 000 Tchétchènes morts ou persécutés ce n'est pas un détail de l'histoire du monde. Parce que le général de Gaulle a voulu la liberté pour tous les peuples et la liberté, ça vaut aussi pour eux... Le silence est complice et je ne veux être complice d'aucune dictature", a déclaré le président de l'UMP le 14 janvier.

Que répond la gauche ? Peu de chose malheureusement. Où se niche le combat d'idées qui fut si longtemps son privilège ? Où s'est égaré l'étendard de la solidarité internationale, fierté autrefois du socialisme français ? Pas question d'incriminer une candidate que je respecte - même si je n'avale pas sa justice chinoise élevée en modèle de célérité. Elle se trouve aux prises avec un vide plus grand qu'elle, n'en déplaise aux commentateurs ou aux jaloux qui fustigent à bon compte sa démarche ou sa personne. La leçon d'avril 2002 n'a débouché sur aucun renouveau conceptuel au PS.

La gauche officielle se croit moralement infaillible et mentalement intouchable. Le Mouvement et la République, c'est elle. Voilà qui était relativement exact jusqu'en 1945. La gauche avait osé les remises en question et mené les combats d'où naquit notre démocratie laïque et sociale. Mais depuis 1945, Vichy ayant enterré la bien-pensance de droite, la gauche professionnelle s'est endormie sur ses lauriers. Elle méprisa les discussions allemandes (autour de Bad Godesberg) ou anglaises (à propos du New Labour), elle ignora l'explosion spirituelle de la dissidence à l'Est, elle se fiche des "révolutions de velours" de Prague à Kiev et Tbilissi.

Marinant dans son narcissisme, elle se trouve fort dépourvue, lorsque Nicolas Sarkozy, prenant à contre-pied son camp, se réclame des révoltés et des opprimés, du jeune résistant communiste Guy Môquet, des femmes musulmanes martyrisées, de Simone Veil abolissant la souffrance des avortements clandestins, de Frère Christian à Tibéhirine comme des républicains espagnols. Au lieu de crier à la captation d'héritage, permettez que je me réjouisse. En retrouvant dans le discours du candidat Hugo, Jaurès, Mandel, Chaban, Camus, je me sens un peu chez moi.

Dans une campagne présidentielle, il est utile d'aligner les confrontations impitoyables. Normal aussi de rappeler les candidats à leurs limites. A condition de ne pas éliminer celui que l'on combat en le rayant de la nation. Comme le fait ce député PS qui vitupère le "néoconservateur américain à passeport français". L'ostracisme et la stigmatisation de l'anti-France furent longtemps l'apanage d'une droite qui n'avait guère d'arguments à opposer aux conquêtes de Blum ou de Salengro. La gauche mérite mieux que cela.

Jamais au cours d'une vie longue et pleine d'engagements, je n'ai pris publiquement parti pour quelque candidat, sauf au deuxième tour de mai 2002. Fils de juifs autrichiens qui combattirent les nazis en France, ce pays est mon choix et la gauche ma famille d'origine. C'est pour elle que, depuis quarante ans, je ferraille contre ses pétrifications idéologiques (soutien à Soljenitsyne, aux dissidents antitotalitaires de l'Est, critique des oeillères marxistes).

J'ai un temps rêvé d'une candidature de Bernard Kouchner, restituant à la gauche française une dimension internationale perdue. Veto d'un PS effrayé par l'audace de l'électron libre. J'aurais aimé un ticket Sarkozy-Kouchner. En prenant position pour le premier, je vais perdre des amis. Ma décision, faite de douleurs anciennes et de perspectives nouvelles, est réfléchie. Je ne partage pas toutes les options du candidat UMP. Exemple : les "sans-papiers", je souhaite une régularisation plus ample, fondée sur des critères d'humanité mieux respectés. Voter n'est pas entrer en religion, c'est opter pour le projet le plus proche de ses convictions.

L'humanisme du XXIe siècle s'abstient d'imposer une idée parfaite de l'homme. Garde-fou contre l'inhumain, en nous et autour de nous, il ne peut se satisfaire de déplorer les victimes et de recenser morts ou laissés-pour-compte. Récusant l'indifférence coupable et la manie doctrinaire, l'humaniste s'obstine - lutte sans cesse recommencée - à "faire barrage à la folie des hommes en refusant de se laisser emporter par elle" (discours du 14 janvier). Le "murmure des âmes innocentes" que Sarkozy entendit à Yad Vashem lui dicte cette définition de la politique. Depuis toujours, c'est ce murmure qui porte ma philosophie.


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MessageSujet: Re: Revue de presse   Lun 29 Jan - 21:27

sylvain a écrit:
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Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont peu de chose en commun, sinon l'âge, mais furent tous deux plébiscités par une base réfractaire aux encadrements traditionnels et aux doctrines surannées. On ne vote plus socialiste ou gaulliste, on veut élire un sursaut. A Paris, les SDF gèlent en hiver depuis un quart de siècle. Soudain ils apparaissent, les tentes crèvent les yeux, l'opinion s'en mêle et le gouvernement s'y met. Pourquoi pas avant ? Comme en février 1954, les Français sentent qu'il n'est plus temps de donner du temps au temps. "Il a suffi qu'un homme agisse en dehors des chemins officiels pour que les Français marchent, mais il a fallu aussi le froid. Sans le froid, pas d'abbé Pierre !... Quand la France aura froid, je pourrai agir, moi aussi." (De Gaulle). Une France lucide a de nouveau "froid", moment gaullien où il convient d'oser penser, fût-ce contre ses propres certitudes, puis d'oser entreprendre.

La bataille des idées est un fait accompli... A droite étrangement. Le débat Sarkozy-Villepin, plus qu'une querelle d'ego, illustre l'affrontement de deux visions de la France et du monde. Mouvement contre conservatisme. Sarkozy rompt clairement avec cette droite habituée à cacher son vide derrière de grands concepts pontifiants. Exemple : en prônant la discrimination positive, qui contrevient à l'égalité virtuelle pour éradiquer les réelles inégalités dues à la couleur de la peau, au domicile et au nom de famille. Ou encore : en théorisant l'aide publique à la construction de mosquées pour éviter aux fidèles de la deuxième religion de France de prier dans des caves ou des locaux offerts par de riches intégristes. Quitte à froisser une conception figée de la laïcité, rappelons qu'en 1905 la France aux dizaines de milliers de clochers ignorait les minarets. La demande a changé, l'offre est restée la même. La société évolue, les principes doivent évoluer avec elle.

La rupture à droite embrasse la politique internationale non moins que l'intérieure. Curieux avatar du "gaullisme", le fétichisme conservateur cultive le primat des Etats, quoi qu'ils fassent. Cette Realpolitik sacrifie notre histoire et notre rayonnement aux intérêts à courte vue de ventes d'armes et de contrats pétroliers. A la chute du mur de Berlin, nos dirigeants firent la moue, puis soutinrent leurs alliés génocidaires du Rwanda et décorèrent Vladimir Poutine de la grand-croix de la Légion d'honneur. Curieuse évolution qui fit de la patrie des droits de l'homme l'apôtre des ordres établis.

Une France généreuse pourtant n'oubliait pas les opprimés : boat people vietnamiens fuyant le communisme, syndicalistes embastillés de Solidarnosc, "folles de Mai" sous le fascisme argentin, Algériennes en butte au terrorisme, torturés chiliens, dissidents russes, Bosniaques, Kosovars, Tchétchènes... Dans nul autre pays, on ne parla autant de ces monstruosités et de ces résistances. La possibilité de s'ouvrir fraternellement au monde est inscrite dans notre patrimoine culturel, voyez Montaigne, voyez Hugo, voyez les French doctors et leurs émules. Aucune fatalité ne condamne nos compatriotes à bouder tous azimuts, à vitupérer le "plombier polonais", à se couper du monde.

Nicolas Sarkozy est le seul candidat aujourd'hui à s'être engagé dans le sillage de cette France du coeur. Il dénonce le martyre des infirmières bulgares condamnées à mort en Libye, les massacres au Darfour et l'assassinat des journalistes, puis énonce une règle de gouvernance fort éloignée de celle de Jacques Chirac. "Je ne crois pas à ce qu'on appelle la Realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat. Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, parce que 250 000 Tchétchènes morts ou persécutés ce n'est pas un détail de l'histoire du monde. Parce que le général de Gaulle a voulu la liberté pour tous les peuples et la liberté, ça vaut aussi pour eux... Le silence est complice et je ne veux être complice d'aucune dictature", a déclaré le président de l'UMP le 14 janvier.

Que répond la gauche ? Peu de chose malheureusement. Où se niche le combat d'idées qui fut si longtemps son privilège ? Où s'est égaré l'étendard de la solidarité internationale, fierté autrefois du socialisme français ? Pas question d'incriminer une candidate que je respecte - même si je n'avale pas sa justice chinoise élevée en modèle de célérité. Elle se trouve aux prises avec un vide plus grand qu'elle, n'en déplaise aux commentateurs ou aux jaloux qui fustigent à bon compte sa démarche ou sa personne. La leçon d'avril 2002 n'a débouché sur aucun renouveau conceptuel au PS.

La gauche officielle se croit moralement infaillible et mentalement intouchable. Le Mouvement et la République, c'est elle. Voilà qui était relativement exact jusqu'en 1945. La gauche avait osé les remises en question et mené les combats d'où naquit notre démocratie laïque et sociale. Mais depuis 1945, Vichy ayant enterré la bien-pensance de droite, la gauche professionnelle s'est endormie sur ses lauriers. Elle méprisa les discussions allemandes (autour de Bad Godesberg) ou anglaises (à propos du New Labour), elle ignora l'explosion spirituelle de la dissidence à l'Est, elle se fiche des "révolutions de velours" de Prague à Kiev et Tbilissi.

Marinant dans son narcissisme, elle se trouve fort dépourvue, lorsque Nicolas Sarkozy, prenant à contre-pied son camp, se réclame des révoltés et des opprimés, du jeune résistant communiste Guy Môquet, des femmes musulmanes martyrisées, de Simone Veil abolissant la souffrance des avortements clandestins, de Frère Christian à Tibéhirine comme des républicains espagnols. Au lieu de crier à la captation d'héritage, permettez que je me réjouisse. En retrouvant dans le discours du candidat Hugo, Jaurès, Mandel, Chaban, Camus, je me sens un peu chez moi.

Dans une campagne présidentielle, il est utile d'aligner les confrontations impitoyables. Normal aussi de rappeler les candidats à leurs limites. A condition de ne pas éliminer celui que l'on combat en le rayant de la nation. Comme le fait ce député PS qui vitupère le "néoconservateur américain à passeport français". L'ostracisme et la stigmatisation de l'anti-France furent longtemps l'apanage d'une droite qui n'avait guère d'arguments à opposer aux conquêtes de Blum ou de Salengro. La gauche mérite mieux que cela.

Jamais au cours d'une vie longue et pleine d'engagements, je n'ai pris publiquement parti pour quelque candidat, sauf au deuxième tour de mai 2002. Fils de juifs autrichiens qui combattirent les nazis en France, ce pays est mon choix et la gauche ma famille d'origine. C'est pour elle que, depuis quarante ans, je ferraille contre ses pétrifications idéologiques (soutien à Soljenitsyne, aux dissidents antitotalitaires de l'Est, critique des oeillères marxistes).

J'ai un temps rêvé d'une candidature de Bernard Kouchner, restituant à la gauche française une dimension internationale perdue. Veto d'un PS effrayé par l'audace de l'électron libre. J'aurais aimé un ticket Sarkozy-Kouchner. En prenant position pour le premier, je vais perdre des amis. Ma décision, faite de douleurs anciennes et de perspectives nouvelles, est réfléchie. Je ne partage pas toutes les options du candidat UMP. Exemple : les "sans-papiers", je souhaite une régularisation plus ample, fondée sur des critères d'humanité mieux respectés. Voter n'est pas entrer en religion, c'est opter pour le projet le plus proche de ses convictions.

L'humanisme du XXIe siècle s'abstient d'imposer une idée parfaite de l'homme. Garde-fou contre l'inhumain, en nous et autour de nous, il ne peut se satisfaire de déplorer les victimes et de recenser morts ou laissés-pour-compte. Récusant l'indifférence coupable et la manie doctrinaire, l'humaniste s'obstine - lutte sans cesse recommencée - à "faire barrage à la folie des hommes en refusant de se laisser emporter par elle" (discours du 14 janvier). Le "murmure des âmes innocentes" que Sarkozy entendit à Yad Vashem lui dicte cette définition de la politique. Depuis toujours, c'est ce murmure qui porte ma philosophie.


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«Le bien et le mal ne sont pas des grandeurs parfaitement opposées l'une à l'autre ; le bien souvent accouche du mal et la capacité de voir le mal en face est ce qui nous ouvre la capacité d'un bien relatif.»


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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 2 Fév - 13:43

Mercredi vers 16 h 15, les gendarmes de la communauté de brigades de Fère-Champenoise/Sommesous ont procédé à un contrôle d'alcoolémie sur un automobiliste qui circulait à bord d'une R 11 sur la D 43 entre Fère-Champenoise et Bannes.
Âgé de 33 ans, l'homme, originaire des Pyrénées-Atlantiques mais travaillant sur le secteur, a affiché un taux de 0,55 mg/l. Son véhicule a immédiatement été immobilisé par les gendarmes le temps de trouver un autre chauffeur.
L'automobiliste a fait l'objet d'une suspension administrative de son permis de conduire pour une durée de deux mois.
Il s'est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne pour le 1er juin prochain.

incroyable, non?
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kifeun

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 2 Fév - 13:44

Mme X, 76 ans, originaire de la région de Château-Thierry, décide de se rendre à Reims. Naturellement, elle emprunte l’autoroute. Mais après quelques kilomètres sur l’A4, elle s’aperçoit qu’elle file en direction de Paris. Qu’à cela ne tienne, elle fait demi-tour et remonte l’A4 à contresens. C’est alors que les agents de la Sanef la repèrent, préviennent les gendarmes qui la rattrapent assez rapidement. L’interpellation se passe sans problème et une fois au poste, la mamie, qui a toute sa tête explique qu’elle s’est trompée. Une erreur qui lui coûte 8 points sur son permis de conduire et un dépôt de plainte de la part d’un automobiliste qui a cassé sa voiture contre le rail central pour l’éviter…

(maregion.tv)
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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 2 Fév - 13:57

Décidemment rien ne fait plus peur aux cambrioleurs, pas même la Police. Le bâtiment de la police municipale de Guise, mitoyen de la Mairie, a été la proie de cambrioleurs, dans la nuit de mardi à mercredi, vers 3h30. Mais ce n’était pas tout pour la soirée. Un peu plus tard, vers 4 heures, les gendarmes sont appelés pour un autre cambriolage au café « Le Mazarin ». La porte aurait été forcée au pied de biche. Une méthode qui n’est pas sans rappeler les faits qui se sont déroulés voilà quelques semaines dans une banque.

(maregion.tv 4/01/07)
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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 2 Fév - 14:00

Reims (51).

Tout finit toujours par se savoir, surtout quand un témoin observe la scène. Deux messieurs travaillant pour une société de livraison rapide à Tinqueux ont été tentés par un carton contenant un « écran plasma ».
Ils l'ont donc chargé dans leur véhicule, sans voir le témoin qui, lui, les voyait. Et a prévenu la police. Laquelle a dépêché ses hommes qui ont interpellé le véhicule incriminé et les deux hommes à bord, pris sur le fait avec leur écran plasma, vendredi vers 21 h 15, avenue de Champagne à Reims.



(Journal L'union 1/1/07)
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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 2 Fév - 14:06

Reims (51).

La fin d'après-midi de vendredi a été « chaude » sur l'esplanade Paul-Cézanne à Reims. Vers 17 h 20, une femme s'est mise à poursuivre son mari, la main armée d'un couteau de « boucher » à la lame impressionnante.
Appelées en renfort, trois patrouilles de policiers ont convergé vers le lieu du psychodrame. De leur propre aveu, ils ont eu beaucoup de mal à maîtriser la dame. Non seulement, alcool aidant, elle était surexcitée. Mais en plus, la lame du couteau représentait un réel danger.
Après plusieurs minutes d'effort, les policiers ont fini par avoir raison de la dame qui n'avait plus toute la sienne. Laquelle a été placée en secteur psychiatrique, où on la connaissait déjà.


(Journal L'union 1/1/07)
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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 2 Fév - 14:19

La Poste du Hamois braquée à l'aide d'un pistolet factice - 11/12/2006

Vitry-le-François (51).

Deux personnes ont braqué, hier matin, La Poste du Hamois. Grâce au courage de deux jeunes et à la solidarité des habitants, les deux auteurs présumés ont passé la nuit derrière les barreaux. Un bel exemple de civisme !
Le quartier du Hamois était en émoi, hier matin. Deux individus, venus de la région parisienne, ont commis un vol à main armé dans la Poste de proximité du Hamois, située dans le centre commercial.
Vers 9 heures, un couple, masqué d'un collant et portant une arme, entre dans le bureau de poste et agresse physiquement la guichetière, pour lui voler sa caisse. « De là, ils s'enfuient et le quartier s'agite : nous avons été appelés pour un vol à main armé sur le quartier du Hamois », explique le commandant Bourges, de la gendarmerie de Vitry-le-François. « A notre arrivée sur les lieux, les habitants nous ont indiqué très vite le signalement des deux auteurs présumés », continue le militaire.

Deux jeunes l'ont poursuivi
Deux adolescents du quartier, qui ont préféré garder l'anonymat, ont poursuivi un des deux mis en cause dans les rues jusqu'à l'identifier formellement auprès des forces de l'ordre. « Il faut souligner le comportement exemplaire de ces deux jeunes », dira une personne âgée. Car, en effet, l'homme sera interpellé grâce à leur intervention quelques instants après les faits.
Quant à la femme complice, ce sont les indications et les renseignements des riverains qui ont permis aux gendarmes de l'arrêter peu de temps après. Le vol a été effectué à l'aide d'une arme factice pour un maigre butin, 1.500 euros. « Dans ce genre d'agence, le montant disponible est très faible », indique Annie Auvy, directrice de groupement à La Poste.
« Il fallait bien qu'il se passe quelque chose, le bureau est bien trop isolé », lance une des habitantes du Hamois. Cette observation récurrente des résidants du quartier était apparemment en cours d'étude à la direction de La Poste. Un nombre impressionnant de gendarmes a été mobilisé sur cette affaire.
« La présence de caméras dans le point Poste mais aussi devant le centre commercial du Hamois va nous permettre de consolider nos indices en plus de ceux recueillis sur les lieux du délit », explique le commandant.
La guichetière, choquée n'a pas été blessée. Elle a été prise en charge par l'hôpital de Vitry, en premier lieu, puis par la cellule post-agression mise en place par La Poste.
Hier soir, les deux individus ont été placés en garde à vue et seront déférés d'ici peu au parquet. « Malgré la souffrance psychologique de la victime, c'est la première fois que je m'occupe d'une affaire qui se résout aussi vite et aussi bien. Tout ceci n'aurait pu être aussi simple sans le concours des gens du quartier qui ont eu un comportement exemplaire », tient à souligner le commandant Bourges.



(Journal L'union 9/12/06)
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MoskitoKiller

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 2 Fév - 15:19

sylvain a écrit:
Là je suis sur le cul ! affraid

Pourquoi je choisis Nicolas Sarkozy, par André Glucksmann
LE MONDE | 29.01.07 | 13h21 • Mis à jour le 29.01.07 | 13h24

--------------------------------------------------------------------------------
André Glucksmann est philosophe.

Ah ouais quand même. Ben écoute... Suspect
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kifeun

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Sam 3 Fév - 4:12

le calcio s'arrete

Un policier de 38 ans, atteint par un gros pétard, est décédé vendredi soir à Catane lors d'affrontements entre forces de l'ordre et supporteurs de l'équipe locale au cours du match de Serie A contre Palerme. Tous les matches italiens du week-end ont été suspendus.

Le commissaire extraordinaire de la Fédération italienne (FIGC), Luca Pancalli, a immédiatement annoncé la suspension de tous les matches de championnat du week-end, et ce de la Serie A jusqu'aux championnats amateurs. Le match amical que la sélection italienne championne du monde devait livrer contre la Roumanie à Sienne mercredi a également été annulé, tout comme la rencontre des espoirs contre la Belgique mardi. "Une journée (de Championnat), ce n'est pas suffisant. Sans mesures drastiques, on ne repart pas", a également déclaré Luca Pancalli, laissant entendre que l'arrêt des championnats pourrait durer plusieurs jours.

"Des enragés"

"J'aimerais qu'on ne reparte pas tant que l'on n'aura pas isolé ces enragés. Il s'agit de délinquance pure, ils ne devraient pas avoir accès au stade. Il faut donner des réponses sévères et fortes" , a-t-il ajouté, huit mois après le scandale des matches truqués du Calcio qui avait déjà porté un coup dur au sport-roi en Italie et mené la Juventus Turin en 2e division.

Le policier âgé de 38 ans, Filippo Raciti, est décédé après avoir reçu un gros pétard lors d'affrontements entre forces de l'ordre et supporteurs de l'équipe de Catane en marge du match de la 22e journée de Serie A contre Palerme. Selon les premières informations, les heurts qui ont également fait des dizaines de blessés légers se seraient produits hors du stade au moment où les supporteurs de Palerme entraient dans l'enceinte. Les affrontements auraient alors commencé entre forces de l'ordre et les ultras de Catane.

Lors de la seconde mi-temps, le match avait dû être interrompu pendant 30 minutes après des jets de fumigènes par des supporteurs et de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre. Ironie de l'histoire, le match, remporté 2 à 1 par Palerme, avait été précédé d'une minute de silence en mémoire d'Ermanno Licursi, un dirigeant d'une équipe amateur décédé samedi dernier alors qu'il tentait de s'interposer entre ses joueurs de Sanmartinese, et les supporteurs du club adverse de Cancellese.

"Réfléchir"

Le derby sicilien entre Catane et Palerme, prévu à l'origine dimanche à 14h00 GMT, avait été avancé à vendredi (17h00 GMT) pour des raisons de sécurité. Les autorités craignaient des affrontements entre supporteurs siciliens. Au match aller, des incidents avaient en effet émaillé le match qui se disputait à Palerme et avaient fait une cinquantaine de blessés.

Le chef du gouvernement Romano Prodi a affirmé que "le sport" devait "s'arrêter et réfléchir", appuyant la décision de la FIGC: "C'est une décision juste (...), prise en signe de deuil mais qui représente aussi un avertissement pour le sport." De son côté, le président de la République Giorgio Napolitano s'est dit "frappé par la gravité des incidents et par l'impressionnant nombre de blessés parmi les forces de l'ordre et les citoyens."

Eurosport
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Peter Esteven

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Lun 16 Nov - 10:02

je me demandais pourquoi je suivais plus les actus...


je me décide de selectionner quelques sites en favoris...


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TI OLIV

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Lun 16 Nov - 21:12

Peter Esteven a écrit:
je me demandais pourquoi je suivais plus les actus...


je me décide de selectionner quelques sites en favoris...


dès les premiers on ne parle toujours que de malheurs...


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Peter Esteven

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Lun 16 Nov - 22:23

TI OLIV a écrit:
Peter Esteven a écrit:
je me demandais pourquoi je suivais plus les actus...


je me décide de selectionner quelques sites en favoris...


dès les premiers on ne parle toujours que de malheurs...


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Peter Esteven

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Mar 17 Nov - 15:04

Une des bases de l'ARN peut apparaître dans l'espace


http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/une-des-bases-de-larn-peut-apparaitre-dans-lespace_21350/


ça c'est de l'actu !!!

Cool
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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 20 Nov - 11:35

DU GRAND N'IMPORTE QUOI

http://www.rue89.com/et-pourtant/2009/11/19/le-pere-noel-ne-repond-plus-aux-enfants-il-a-peur-des-pedophiles

on finira tous dans des bulles stériles de la naissance à la mort et pi voilà. Rolling Eyes
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Peter Esteven

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Mer 13 Jan - 18:41

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Peter Esteven

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Jeu 21 Jan - 14:56

Bisphénol A : il serait – en plus – dangereux pour le coeur
Citation :
Les études sur les effets supposés du bisphénol A se multiplient et les résultats se ressemblent. La dernière en date, menée aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, suggère un lien avec les maladies cardiovasculaires. Les auteurs restent toutefois prudents et n’avancent aucune explication à ce qui reste une hypothèse.

La liste des accusations s'allonge pour le déjà mis en examen bisphénol A, une matière plastique que l'on trouve dans plusieurs produits, comme des canettes de soda ou de nombreux biberons. On le suspecte d'être dangereux pour des fonctions endocrines (dans les testicules, les ovaires, le pancréas et les glandes mammaires) et dans l'intestin.

Il est même soupçonné de participer à la féminisation de la faune d'eau douce. Parue dans la revue PlosOne, la dernière étude fait apparaître un possible risque cardiovasculaire.

Phénomène totalement incompris

L’intérêt de ce travail est de reposer sur des tests urinaires humains, et non sur des modèles murins (la souris). L’équipe du Pr David Melzer de l’Université d’Exeter (Royaume-Uni) a étudié la relation entre le taux de bisphénol A dans l’urine et la survenue éventuelle de maladies cardiovasculaires. Résultat, le quart de la population présentant les taux les plus élevés avaient un risque deux fois plus élevé de maladies cardiovasculaires.

Pour autant, les auteurs ne parviennent pas à expliquer cette association. L’Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (Afssa) collabore étroitement avec l’Agence européenne de Sécurité alimentaire (Efasa) pour mener une expertise de fond sur les risques liés au bisphénol A. La suite donc, au prochain numéro…
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/bisphenol-a-il-serait-en-plus-dangereux-pour-le-coeur_22265/




Des traces d'un vrai virus dans le génome humain !
Citation :
Depuis 2001, on sait qu’environ 8% de notre patrimoine génétique n’est pas hérité de nos ancêtres mais de rétrovirus. Un groupe de chercheurs vient d’y trouver des traces d’un virus classique et connu, dont on sait qu'il est responsable de troubles neurologiques chez les mammifères. La découverte pourrait éclairer d’un jour nouveau certaines maladies mentales, comme la schizophrénie.

Chez les rétrovirus, le matériel génétique est fait d'ARN et non d'ADN. Pour se reproduire chez l'hôte infecté, ils copient une partie de leur ARN sous forme d’ADN, lequel s’insère ensuite dans le patrimoine génétique de l’individu contaminé. Pendant longtemps, on ignorait leur existence chez l’homme mais depuis quelques dizaines d’années on en connaît plusieurs, dont le HIV du Sida ou le HLTV de la leucémie. Surtout, on a découvert que certains rétrovirus étaient endogènes, c'est-à-dire que les séquences de l’ADN qu’ils introduisent dans le génome deviennent héréditaires.

A la surprise des généticiens, il a ensuite été découvert en 2001 qu'une partie non négligeable du génome d'un être humain, environ 8%, provient de rétrovirus et n’est donc pas héritée de nos ancêtres vertébrés. L'histoire se complique avec la découverte d'une équipe de chercheurs japonais menée par le professeur Keizo Tomonaga de l’Université d’Osaka. Chez certains mammifères, y compris chez l’homme, on trouve au sein du génome des traces d’un virus qui n’est pas un rétrovirus. Qui plus est, ce parasite est connu : c'est le vecteur de la maladie de Borna.

Cette pathologie touche les animaux à sang chaud et on en connaît les effets aussi bien chez les chevaux que chez les oiseaux. Elle tire d’ailleurs son nom de la ville allemande de Borna où, en 1885, la totalité des chevaux d’un régiment de cavalerie sont morts des suites de l’infection du virus.

Le virus de la maladie de Borna, ou bornavirus, ou encore BDV (pour borna disease virus), s’attaque spécifiquement aux neurones et l'infection peut se manifester par un comportement excité ou déprimé, une ataxie (des troubles de l'équilibre), des troubles oculaires et des postures ou mouvements anormaux. Chez les chevaux et les ovins, surviennent ensuite méningite et encéphalomyélite. Au final, la maladie est généralement mortelle chez ces animaux avec des taux de décès de 80 à 100% chez les chevaux et plus de 50% chez les moutons.

Faut-il revisiter certaines pathologies neurologiques ?

Chez l’homme, la situation est beaucoup moins claire mais on a des raisons de penser que le bornavirus pourrait être la cause de troubles neurologiques et psychiatriques, comme les troubles bipolaires, la dépression et la schizophrénie. Il est difficile de dire si le virus cause la maladie mais il semble établi qu’il y a parfois un lien entre ces maladies et le fait qu’il y a eu infection par ce virus.

Si ce lien existe vraiment, alors la découverte du caractère endogène du BDV chez l’homme incite à la réflexion sur le caractère héréditaire de certains troubles neurologiques. Cédric Feschotte, professeur de biologie à l’Université du Texas, se demande s'il n’y a pas là un moyen de justifier la présence de troubles comme la dépression et la schizophrénie qui apparaissent parfois chez l’homme après l’infection par le bornavirus. Dans cette hypothèse, les insertions de l’ADN du BDV dans les cellules nerveuses seraient à l’origine de ces pathologies. Ce raisonnement logique reste cependant une spéculation. Quoiqu'il en soit, la piste semble intéressante à suivre...
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/des-traces-dun-vrai-virus-dans-le-genome-humain_22230/
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Fluvial

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Jeu 11 Mar - 1:45

C'est un fait divers hors norme, où l'horrible le dispute au grotesque. Et c'est devenu un scandale embarrassant pour le gouvernement slovène de centre gauche du premier ministre Borut Pahor, au pouvoir depuis 2008.

Le 2 février, le docteur Sacha Baricevic, médecin de la bonne société de Ljubljana et propriétaire d'une clinique huppée de la ville, a été découvert agonisant à son domicile, le corps affreusement déchiqueté par ses trois chiens bullmastiffs. M. Pahor a exprimé publiquement ses condoléances à la famille, ainsi que plusieurs ministres.

Les autorités vétérinaires ont fait piquer les animaux, qui s'étaient déjà distingués par leur agressivité et avaient grièvement blessé, en 2006, un passant dans la rue. A trois reprises au moins, les services compétents avaient demandé à ce qu'ils soient supprimés, mais le docteur Baricevic a pu faire jouer ses relations pour récupérer ses chiens, après une phase de "rééducation" dans un institut spécialisé.

Or les bullmastiffs, une race souvent employée, en Grande-Bretagne, pour seconder les gardes-chasses sur les grands domaines terriens, sont, malgré leur impressionnante mâchoire, réputés moins dangereux que des chiens de combat tels que les pitbulls.

Le comportement anormal d'Atossa, Atlas et Joy s'expliquerait toutefois par des circonstances très particulières : des sources policières ont révélé que le médecin, à l'arrivée des secours, était entièrement nu, un godemiché attaché autour du corps.

Un examen des trois chiens a confirmé que ceux-ci ont été soumis, sans doute pendant des années, à des sévices sexuels de la part de leur maître, sur qui ils ont fini par se venger.

Des experts ont émis l'hypothèse que Sacha Baricevic, un transsexuel opéré, aurait adopté des pratiques déviantes à la suite d'un traitement hormonal destiné à accentuer sa virilité.
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Peter Esteven

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Jeu 8 Juil - 13:51

une déconvenue cette coupe du monde...















MUSCLE ton jeu Eric !
muscle ton jeu !
















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MrChonks

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Jeu 7 Oct - 1:08

Tapie roi d'la provoc', pour changer :
http://www.rue89.com/2010/10/06/bernard-tapie-et-jean-marie-le-pen-de-vieux-copains-169841
(Par Julien Martin | Rue89 | 06/10/2010 | 16H08)
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Peter Esteven

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Jeu 7 Oct - 14:06

ya deux façons de faire parler de soi dans les merdias...


le cul... et l'extreme droite...



Rolling Eyes
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Yves Ocean
Dieu fait con d'ailleurs
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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 29 Oct - 13:36

Dans le monde d'aujourd'hui, un énième papier intitulé "Les fausses évidences sur..." (en l'occurrence sur la réforme des retraites). C'est peut-être moi, mais j'ai l'impression que ce genre de titres se multiplie, et qu'on voit de plus en plus de pseudos chevaliers blancs arrivant pour rétablir une vérité que nous autres, moutons imbéciles, aurions ingurgités sans même réfléchir.
Le pire dans ce genre d'articles est que généralement, l'auteur ne fait que remplacer des évidences par ce qui est à ses yeux d'autres évidences. Finie la dialectique, et l'exercice délicat et périlleux de confrontation et de questionnement des thèses opposées afin d'atteindre un terme supérieur. Le débat ne repose plus aujourd'hui sur le doute, mais sur la certitude des évidences.
study
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Landrock

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MessageSujet: Re: Revue de presse   Ven 29 Oct - 19:49

Un Drômois a été arrêté et placé en garde à vue après avoir envoyé plusieurs mails à Rachida Dati, lui demandant une petite "inflation" en allusion au lapsus de l'ancienne Garde des Sceaux .


http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-10/48-heures-de-garde-a-vue-pour-avoir-demande-une-inflation-a-dati-6119972.html
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Yves Ocean
Dieu fait con d'ailleurs
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MessageSujet: Re: Revue de presse   Sam 30 Oct - 17:30

Un article très instructif expliquant que le vin améliore la lubrification vaginale des femmes. Précision : inutile de se mettre des bouteilles de beaujolais dans la chatte, il suffit d'en boire en moyenne 2 verres par jour.


http://missglouglou.blog.lemonde.fr/2010/10/29/le-vin-rouge-et-le-sexe-des-filles-vendredis-du-vin-30/
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